Mon enfant est-il victime de harcèlement ?
- Séverine HUE
- 17 juil.
- 3 min de lecture
Le harcèlement en milieu scolaire est une réalité préoccupante qui touche un nombre croissant de jeunes. Moqueries répétées, isolement social, menaces, violences physiques ou psychologiques : les formes qu’il peut prendre sont multiples et ses conséquences, profondes. En tant que thérapeute spécialisée en psychotraumatismes, je souhaite alerter les familles sur l’importance de repérer les signes précoces et d’agir sans attendre. La prise en charge rapide peut faire toute la différence dans le parcours de l’enfant.
Le harcèlement scolaire se caractérise par des comportements agressifs, répétés et intentionnels, perpétrés par un ou plusieurs élèves à l’encontre d’un camarade. Ce phénomène n’est pas un simple « conflit entre enfants » : il crée une dynamique de domination et de peur qui s’installe dans la durée. L’enfant harcelé se retrouve souvent seul, dans l’incapacité de se défendre ou de parler de ce qu’il subit.
Ce qui rend le harcèlement particulièrement destructeur, c’est son invisibilité. Nombre d’enfants cachent leur souffrance, par honte, culpabilité ou peur des représailles. Le rôle des parents est donc essentiel pour détecter les signes avant-coureurs et enclencher une démarche d’aide.
Un changement de comportement soudain ou progressif chez un enfant ou un adolescent doit toujours attirer l’attention. Voici quelques indicateurs qui peuvent suggérer une situation de harcèlement :
Troubles du sommeil : cauchemars fréquents, difficultés à s’endormir ou réveils nocturnes répétés.
Refus d’aller à l’école : plaintes somatiques récurrentes (maux de ventre, maux de tête), angoisse le matin ou pleurs au moment de partir en classe.
Chute des résultats scolaires : baisse de la concentration, désintérêt soudain pour les apprentissages.
Isolement social : retrait, perte d’intérêt pour les amis ou les activités habituellement appréciées.
Changements d’humeur : irritabilité, tristesse persistante, crises de colère ou apathie inhabituelle.
Signes physiques inexpliqués : vêtements abîmés, objets personnels cassés ou perdus, blessures non justifiées.
Utilisation excessive ou refus des écrans : le cyberharcèlement est souvent une extension du harcèlement scolaire. Surveillez les comportements inhabituels liés aux réseaux sociaux ou au téléphone.
Ces signaux ne doivent jamais être minimisés. Même si un seul de ces signes est observé de manière répétée, il est important de chercher à comprendre ce que vit l’enfant.
La thérapie systémique considère que les difficultés d’un individu s’inscrivent dans un système relationnel plus large : famille, école, pairs… Ainsi, lorsqu’un enfant est victime de harcèlement, il ne s’agit pas seulement de l’accompagner individuellement, mais aussi de comprendre les dynamiques autour de lui. Cela permet d’agir sur les leviers relationnels, de restaurer la communication et de renforcer les ressources familiales.
C’est dans cette perspective que je recommande vivement aux parents d’être vigilants et de ne pas hésiter à consulter un professionnel dès qu’un doute s’installe.
Consultez dès les premiers signes
Dans ma pratique, j’ai souvent rencontré des parents qui regrettaient d’avoir attendu trop longtemps avant de consulter. Pourtant, une démarche précoce permet d’éviter que le mal-être ne s’installe ou ne dégénère en troubles plus profonds (dépression, phobie scolaire, troubles anxieux…).
Je recommande aux familles confrontées à ces situations de prendre contact avec Séverine HUE, professionnelle reconnue dans l’accompagnement des jeunes victimes de harcèlement. Elle propose une écoute bienveillante, une expertise solide et des outils concrets pour aider les enfants à retrouver confiance et sécurité, tout en accompagnant les parents dans leur posture éducative.
Le harcèlement scolaire n’est pas une fatalité. En tant qu’adultes, nous avons la responsabilité d’offrir aux enfants un cadre sécurisant et de ne jamais banaliser leur souffrance. En repérant les signes, en ouvrant le dialogue et en sollicitant un accompagnement adapté, nous leur donnons les moyens de sortir de l’ombre et de se reconstruire.




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